WE sportif entre filles

Alors voilà, nous sommes de retour … de retour d’où ? De notre expédition équestre à Biarritz. « Nous », c’est 4 filles, toutes passionnées d’équitation qui sont parties faire un concours de saut d’obstacle à Biarritz. Alors, un CSO, pour les néophytes, comment est-ce sensé se passer … et comment ça se passe !!!

J-15
–          on s’inscrit quelques semaines à l’avance : impossible de passer outre, c’est le règlement
–          on se motive. Traduisez on stresse pendant des jours (et des nuits parfois). Sauf que là, c’est un concours par équipe et en guise de stress, nous sommes excitées comme des puces. Je remercie d’ailleurs ma petite princesse qui m’a gentiment cédé sa place afin que je puisse concourir avec mes copines. Elle était très déçue … ce qui n’aurait pas été le cas si les copines avaient été moins sympa !!!
–          on s’entraîne quelques jours avec le concours. Ben, oui, normalement, mais pas nous !!! Le WE avant le concours nous étions toutes absentes ou presque. Alors notre coach, percute immédiatement (effet groupe indéniable) qu’il est inutile de râler (et là, c’est un effort suprême) et accepte de nous faire une séance d’entraînement à la carte. J’explique : au lieu de nous faire une bonne séance progressive sur plusieurs heures, nous lui accordons généreusement 1 heure de notre précieux temps … mais pas toutes ensemble, ce serait trop simple et la voilà partie pour pratiquement 4 séances individuelles qui lui prendront presque autant de temps qu’un stage …
–          on s’occupe de nos montures avant le départ : sauf que là, c’est départ anticipé de la cavalerie et que les unes bossent, les autres sont en vacances. Peu importe, nos chevaux sont embarqués 2 jours avant nous … sans nous donc !!!
–          on prépare notre matériel : comme au point 1, impossible d’y couper. Objectif ne rien oublier, ni pour nous, ni pour les chevaux. Le WE s’annonce – météorologiquement parlant -apocalyptique. J’emporte donc tout en double = 2 jeans, 2 pantalons d’équitation, 2 blousons, 2 pulls, 2 parapluies … et 5 paires de chaussure (et oui, ça ne s’invente pas !!!!)

Jour J :
Rendez-vous donné au club, nous sommes toutes à l’heure. Impossible de covoiturer, nous sommes beaucoup trop chargées. Même si pas toutes aussi prévoyantes que moi (mon matériel en double servira quoi qu’il en soit). Contre toute attente, il ne pleut pas et dès que nous sommes sorties du brouillard il fait un soleil radieux. Le rêve. Nous arrivons sans encombre sur place, notre épreuve initialement prévue à l’aube et reportée à la fin de journée. Au moins, nous ne stressons pas. La journée s’écoule doucement, nous nous occupons de nos montures (ouais, faudrait quand même y penser, 2 jours qu’ils sont là sans nous !!!). On les brosse encore et encore, on les coiffe : des trucs bien girly comme des petites tresses à la crinière. Ca s’appelle des pionts et on se marre bien car elle est loin l’époque des Poupées Barbie, un cheval ça bouge et nous on a perdu la main. Enfin là, je parle pour moi car pas sur que tout le monde ait joué avec Barbie et personnellement je leur coupais les cheveux (ah tiens, idée à suivre  …). On sort les tables de camping, le whisky et le vin blanc pour le kir, le rouge pour le pâté, on prend l’apéro, on grignote … on discute de tout (sauf de cheval) et entre le biscuit apéritif, la pizza et la part de gâteaux on parle même de régime !!!

Bon, faudrait quand même penser que nous sommes venues pour une compétition. Coup de téléphone de coach (le site est grand) qui nous attend au club house. Rassemblement de l’équipe … et nous voilà, au garde à vous, ou presque. Il faut annoncer au jury notre ordre de passage. Le jury doit nous prendre pour des débiles, on a un peu de mal à capter le fonctionnement, on rit pour des c***** … des gamines !!!

H-1 :
On s’habille, on prépare les chevaux (on les rebrosse), on les gave de vitamines (merci « C » pour le cageot de pommes), on reconnaît le tour à pied … même pas haut les obstacles !!! On finit par se mettre à cheval. Coach nous hurle dessus râle, on n’est pas réveillées (tu parles, on digère) à peine motivées mais nos tours s’effectuent sans trop de problème. Je râle, je fais tomber une barre (ben oui, trop à l’aise avant, mais gros coup de stress à la dernière minute, c’est pas bien de faire la maligne !!!!). Le coach a peur au passage de certaines mais est rassurée par d’autres (la benjamine de l’équipe c’est la force tranquille). Je cite : « « C », j’ai peur du début à la fin du tour quand je te regarde » … tout est dit mais « C » s’en fout. La veille elle était sur les pistes de ski à Tignes et aujourd’hui encore c’est tout shuss … et ça marche. Sans faute !!!! Bravo.
Mes coéquipières assurent et nous sommes 3ème à l’issue de la première manche.

C’est fini pour aujourd’hui. Dernière épreuve (et finalement pas la plus simple), trouver un restau : pour 16 personnes, à 20h, un 1er novembre, et sans réservation … On y arrive non sans peine mais à 22h30, tout le monde est cassé, et hop, au lit.  Nous dormons dans une auberge de jeunesse … enfin, dormir à 4 dans une chambre, ce n’est finalement pas si facile même si nous sommes HS … ce doit être l’air de Biarritz qui nous a assommées … mais pas assez car notre nuit est entrecoupée … peur de ne pas être à l’heure le lendemain matin.

Jour 2 :
7h pétantes (qui a dit que nous n’étions pas ponctuelles ???), nous sommes sur place. Il pleut des cordes, il fait encore nuit, il fait froid, nous n’avons pas déjeuné, nous dormons encore … l’horreur. Les pistes sont inondées, on patauge, les chevaux aussi. En quelques minutes, nous sommes trempées. Mais paradoxalement je suis plus motivée que la veille … Loulou est parfait mais pas moi. Je fais la même erreur qu’à la première manche … même sanction … mais les 3 autres assurent … encore … ouf !!! Je m’en veux mais j’ai pris beaucoup de plaisir à sauter dans les flaques avec Loulou !!!

9h30 :
Remise des prix. Malgré les motivations de coach, nous n’avons pas réussi à grappiller quelques points et nous finissons 3ème ce qui n’est quand même pas si mal (merci les filles, merci à ceux qui suivent patiemment et nous supportent – dans tous les sens du terme – et merci coach). Une petite veste pour ma pomme à la remise des prix quand un Mr, d’un âge certain, me passe la médaille autour du coup et au moment de me faire la bise marque un temps d’arrêt, et annonce, « on a même une vétérante » … « C » pouffe, les deux « F » restent coïtes … ben oui, faut dire que je suis effectivement la plus vieille …. Et visiblement c’est impossible à cacher !!! J’ai quand même des circonstances atténuantes. Après une mauvaise nuit, 2 heures sous la flotte, les cheveux raplapla, sans une once de maquillage (et à mon âge ça aide, mais finalement, je crois que même le meilleur du waterproof n’aurait pas résisté), le pantalon blanc presque transparent  … même Cindy Crawford n’aurait pas été à son avantage !!!

Bilan du WE. Ca nous a coûté la peau des fesses mais on s’est beaucoup marré, ça m’a fait un bien fou et je crois que je suis prête à repartir demain.

Ah, j’allais oublier. Je suis arrivée à la maison, gelée. La remarque de ce Monsieur m’a trottée dans la tête tout le chemin du retour. Je me suis donc précipitée sous une douche bouillante, lavée la tête, crémée et pomadée pour essayer de « repulper » tout ça et, dans la lancée, je me suis coupée les cheveux. Non, vous ne rêvez pas, j’ai coupé les espèces de queues qui pendaient derrière ma nuque (les mèches qui me donnaient l’impression de ressembler, à un cocker). Ben, contre toute attente, je suis assez contente du résultat et puis de toute façon je m’en fous :
1 – Mes cheveux sont frisés et si c’est pas droit ça se voit même pas
2 – C’est le dos de ma tête, donc JE ne le vois pas …
3 – Ce concours ayant achevé de me mettre sur la paille, je n’irai chez le coiffeur qu’en décembre … Na !!!!
4 – Je suis sure que ma soeur va trouver ça très drôle (je t’avais dit de me le faire !!!!)

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