Un WE à Barcelone #2


Il était impensable d’aller à Barcelone sans visiter le Parc Güel, celui là même où Romain Duris et Judith Godrèche ont leurs RV amoureux dans le film l’Auberge Espagnole.

J’avais beaucoup aimé l’article de Mariga’z parlant de ce parc et j’ai suivi à la lettre ses explications. Nous avons donc pris le métro, ligne 3, arrêt Vallcarca. Inutile de vous préciser que M-Chéri m’a bénie lorsque nous nous sommes retrouvés au pied des escaliers qui nous menaient au sommet du parc !!

Pour la petite histoire, il a pris les escalators, moi les escaliers et bien m’en a pris car la montée est, certes épuisante, mais de jolies surprises au fil de la montée comme un luthier, des rues étroites avec une perspective hallucinante, une vue sur la mer ou des maisons taguées récompensent de tant d’efforts.

Le parc, devenu public suite à l’échec du projet de Guël (riche homme d’affaire et mécène de Gaudi) offre une balade (gratuite) tout à fait plaisante. Gaudi a trouvé ici un merveilleux terrain de jeu à son imagination débordante. On pourrait y passer des heures mais mon estomac sur pattes me rappelle à l’ordre … cela fait déjà 3 heures que nous marchons …

Arrivés par l’entrée Sud au sommet du parc, ressortis par l’entrée principale, celle où la fameuse Salamandre est à peine visible tant les touristes sont nombreux à s’y faire photographier, nous avons ensuite repris le métro, direction le Barri Gotic et ses ruelles sombres et mystérieuses. C’est sans doute un des quartiers les plus touristiques de Barcelone mais aussi un des plus riches sur le plan historique. Les églises gothiques ou la cathédrale en sont les principaux témoins. Boutiques, bars et restaurants se succèdent dans des rues labyrinthiques.

 L’adresse à retenir pour un repas complet, bon, et à un prix défiant toute concurrence (10 ou 12€ de mémoire, vins et cafés compris) : Melic Del Gotic (7 calle Montsio) ne m’en demandez pas davantage, je ne suis même pas sûre de savoir y retourner !


Sortis du restau, nous avons fait un peu de shopping. Autant je suis fan des magasins Massimo Dutti ou Zara, autant j’ai détesté El Corte Inglés, l’équivalent des nouvelles Galeries françaises … trop de tout à mon goût !  Pour un shopping plus branchés, les boutiques de créateurs sont nombreuses et surtout, pour les arts culinaires, il y a de quoi faire fouiller pendant des heures, on sent bien l’influence de Ferran Adria !


Nous avons terminé l’après midi par une balade sur la fameuse Rambla riche de curiosités en tous genres. Le lieu de promenade est célèbre et en ce WE de Toussaint, à croire que touristes et locaux s’étaient tous donnés rendez-vous tant il y avait de monde. Théâtres, musées, édifices classiques ou plus modernes, en descendant dela Plaza de Catalunuya vers le port, impossible de ne pas s’arrêter tous les10 mètres pour admirer une façade, un balcon ou une gargouille, c’est à vous donner le tournis … ou à attraper un torticolis à force de marcher tête en l’air !

Après cette journée bien remplie, nous avions réservé une table (ou plutôt un espace au comptoir) dans ce qui est réputé être un des meilleurs restaurants japonais d’Europe : Koy Shunka. Facture plus élevée que le midi certes (ça compense) mais mieux qu’un repas, c’est une expérience ! Cet endroit est le temple du bon goût (à tous les sens du terme) et de la zénitude (quel bonheur après cette journée marathon). Les cuisiniers japonais (tous) préparent les plats dans un ilot central entouré du comptoir ou peuvent s’attabler une trentaine de convives. Chaque client peut ainsi assister à la réalisation du tartare de thon, à la confection des sushis, à la cuisson des beignets de tempura … Je n’ai pris aucune photo (je trouvais cela un peu indécent) mais nous nous sommes régalés … des yeux et des papilles. Un peu cher certes mais c’est le genre d’endroit qu’on ne trouve pas à chaque coin de rue et je peux vous assurer qu’il y a sushis et sushis !!!

 L’adresse : Koy Shunka (réservation fortement conseillée) 7 calle Copons (une toute petite rue derrière la cathédrale)

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