Simone (Léa Chauvel-Levy)

J’ai une prédilection pour les livres qui mêlent la petite et la grande histoire. C’est souvent le cas avec les livres des éditions de l’observatoire chez qui j’avais adoré « L’âge de la lumière ». Avec « Simone » le thème annoncé est attirant : les amours débutantes entre Simone Kahn et d’André Breton.

Paris, 1920, aux prémices du mouvement surréaliste. Simone a 23 ans et se remet d’un avortement clandestin mettant en pause sa relation avec Voldemar, parti poursuivre ses études aux Etats-Unis. Issue d’un milieu bourgeois et conservateur son avenir avec un fils de bonne famille semble tout tracé. Passionnée de littérature, avec son ami Jacques Rigaut ou sa copine Bianca ils fréquentent les réunions des premiers courants dadaïstes.

La rencontre entre un agneau et un lion

André Breton de son côté abandonne la médecine pour se consacrer à l’écriture. Avec Philippe Soupault et Louis Aragon ils fondent la revue Littérature, dans laquelle seront publiés les premiers textes dada et surréalistes. Ces deux là étaient faits pour se rencontrer et c’est le coup de foudre immédiat …

Le Paris des années 1920-1930, la littérature, le militantisme … autant de thèmes qui sont abordés dans ce premier roman de Léa Chauvel-Levy.

D’une belle écriture, sur un rythme certes un peu lent mais qui sert bien l’histoire, j’ai apprécié le portait de cette époque.

L’amour, la sororité, le militantisme … et surtout le portait d’une époque

Ce livre traite d’amour, de complicité féminine, de la place des femmes mais peut-être pas assez de mots, de littérature ou d’idées. J’ai surtout été désarçonnée par l’ambivalence de Simone Khan telle que l’auteure la décrit. Le côté militant communiste, la femme de conviction est en décalage avec celui de la jeune fille naïve, peu amène aux jeux de l’amour. 

Vous me direz que c’est le portait d’une époque, d’une femme à la fois forte et fragile, déterminée et effacée mais rien à faire, je n’ai pas réussi à accrocher avec Simone, pire, elle m’a laissée dans la plus profonde indifférence.

Bilan : rendez-vous manqué avec ce livre ni roman, ni biographie.

Simone
Lea Chauvel-Levy
Editions de l’observatoire
192 pages

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