Pour la fin de notre séjour en Thaïlande, nous avions choisi de nous reposer. 5 jours à ne rien faire si ce n’est lire et paresser au soleil. Au petit matin, nous avons donc pris l’avion de Bangkok à Phuket et, autant vous le dire de suite, dès que l’avion entame sa descente vers Phuket, vous savez que vous allez atterrir au paradis !
Mais comme cela aurait été trop simple, nous avions décidé que encore plus paradisiaque que les plages de Phuket, l’île de Ko Phi Phi serait l’endroit rêvé. Nous étions débarrassés de notre guide (aussi ravie que nous de nous laisser, elle s’est jetée sur son enveloppe de pourboires, la dite enveloppe ayant été une source incroyable de conflit entre nos hommes partisans du zéro pourboire et nous, du pourboire minimum la somme étant de toutes façon dérisoire au vu du budget des vacances. Avec le recul, l’option zéro aurait sans doute été la bonne …).
Bref, arrivés à Phuket, un taxi nous attend direction une marina depuis laquelle nous embarquons à bord d’un speed boat direction l’île. C’est incroyable le nombre de films qu’on peut se faire avant de voyager. Je crois que je m’étais imaginé que « speed boat » signifierai traversée rapide et plage quelques minutes plus tard mais c’était sans compter sur la distance et sur un océan démonté ce jour là (Attention, l’océan indien « démonté » n’a rien à voir avec notre océan Atlantique mais en bateau à vive allure, ça remue pas mal). Le temps de traversée plus que doublé, c’est plus de 2 heures plus tard, trempés et un poil malades que nous apercevons enfin l’hôtel.
Mais ce n’était pas encore la fin du périple, le débarquement se fait via une remorque attelée à un tracteur (ça non plus, jamais je ne l’aurais imaginé) et approcher le bateau de la remorque a pris un très long moment et achevé de nous doucher (mais l’eau est tellement chaude …).
La nuit était tombée quand nous avons pu enfin regagner nos chambres (magnifiques).
Au petit matin, j’ai pu profiter du lever du soleil et de la plage déserte (hôtel quasiment vide) et aucun doute, le paradis, ça se mérite ! D’un autre côté, je me suis dit que ce n’était pas l’endroit où tomber malade tant je me suis sentie au bout du monde. Cette idée m’a très vite abandonnée je vous rassure.
Nous sommes restés 5 jours sur cette île merveilleuse. Une balade tous les matins (très tôt car passé 8 heures toute activité sportive devient éprouvante tant il fait chaud et humide) et puis plus rien … si ce n’est manger, lire et dormir … le rêve je vous dis. C’est une fois l’an mais cela fait partie des bonheurs que je suis capable d’apprécier à chaque instant et que j’attends d’une année sur l’autre !
La végétation de l’île est terriblement dense (Mr Chéri n’a que très moyennement apprécié cette jungle (sic) dans laquelle il craignait sans cesse de se trouver nez à nez avec un reptile) et peuplée de singes et oiseaux qui offrent un dépaysement total. Depuis le sommet des montagnes, la vue est à couper le souffle mais vous ne verrez rien, je fais du sport sans téléphone ni appareil photo !
Sur cette partie de l’île, tout a été reconstruit et il ne reste que des mémoriaux, des panneaux de signalisation pour fuir en cas de tsunami et des sirènes.
Voilà, c’était un beau voyage, de quoi me motiver pour les prochaines vacances … en 2016 !!!