Avant de retourner vers Bangkok, nous passons la journée à Chiang Mai. Le matin, notre guide nous emmène vers les ateliers d’artisanat qui ont contribué à la renommée de la ville.
En fait d’ateliers, c’est une grande zone commerciale, succession de grandes surfaces destinées à la vente. A l’entrée de chacune, une petite pièce musée afin d’expliquer les techniques souvent ancestrales mais qui ont sans aucun doute été relayées par des fabrications quasi-industrielles.
Nous sommes certes un peu déçus mais certaines visites se révèleront très intéressantes. La fabrication de la soie qui passe par l’élevage des vers et la culture des muriers destinés à les nourrir est sans doute la plus passionnante (ici le filage).
Les objets en teck et en particulier le mobilier sont magnifiques et la fabrication d’ombrelles ou éventails haute en couleur.
Ceci dit, nous en avons très vite eu marre, et notre guide ayant perçu qu’elle ne toucherait aucune rétro-commission avec nos achats a accepté de nous laisser quelques heures au cœur de Chiang Mai. Nous en avons profité pour déambuler dans le marché, aussi typique que celui de Sukhothai mais beaucoup plus grand.
Nous avons tenté quelques aventures culinaires, je sais dorénavant que je peux manger épicé (même si j’avais l’impression que mes lèvres avaient doublé de volume) … mais personne n’a osé les insectes, même si cela n’avait rien de trop ragôutant, c’était psychologique !
C’est ensuite en train de nuit (15 heures quand même) que nous avons regagné Bangkok. Les wagons avaient un côté auberge de jeunesse très sympathique, peuplés exclusivement ou presque de touristes … plus ou moins bruyant et c’est en n’ayant que très peu dormi que nous sommes arrivés à Bangkok au petit matin.
Le temps d’une douche et nous voilà embarqués sur un bateau long et effilé pour une balade sur les klongs (canaux), qui quadrillent le vieux Bangkok sur quelques 80 km (les canaux, pas la balade !). L’alternance de belles villas bâties en dur et de maisons sur pilotis est détonante. Les varans qui prennent le soleil sur les perrons ont l’air placides et certains sont énormes !
C’est en bateau que nous arrivons au temple Wat Arum qui se dresse tel une pyramide. Les marches sont hautes et la verticale sévère. Je suis en manque d’exercice mais cette ascension se rappellera à mon bon souvenir pendant 48 heures tellement j’aurais de courbatures !
Nous reprenons notre bateau direction le grand palais qui est à Bangkok ce que Versailles est à Paris, foule comprise ! Il est pourtant tôt mais il est impossible de circuler et la chaleur est intense. Cela ne nous empêchera pas d’être ébahis devant tant de splendeur : toits en tuiles vernies, plafonds des galeries en bois laqués, des feuilles d’or à gogo … et le fameux bouddha d’émeraude qui a enfin trouvé sa place ici après avoir été déplacés d’une capitale à l’autre pendant des siècles. Il est petit certes mais magnifique drapé dans son costume d’hiver en or (oui, il est rhabillé à chaque saison).
Nous rentrons à l’hôtel un peu sonnés par notre nuit en pointillé, la chaleur et la foule. A quelques heures de nous laisser, notre guide est au firmament de son antipathie et quand nous lui demandons ce qu’elle nous conseille à Bangkok, elle nous répond « Rien » (oui, sic !!!) et nous informe que le métro est à notre disposition. Du coup, nous foirons un peu le reste de la journée et lézardons au bord de la piscine, dégoûtés !
A la tombée de la nuit, nous montons au 27ème étage de l’hôtel d’où la vue sur la ville est à couper le souffle … de quoi nous donner des regrets !