Nous poursuivons notre circuit vers le nord de la Thaïlande. La végétation est luxuriante et plantations d’ananas, rizières ou forêts de Teck se succèdent.
Nous arrivons à Lopburi, ancienne ville Khmer. Tombée sous la domination des rois Thaïs d’Ayutthaya, la ville a été la seconde capitale du Siam avant d’être conquise par les Birmans puis de perdre toute son importance. Il est surprenant de constater à quel point cela semble encore vrai en 2015. La ville est noire, les vestiges d’une splendeur passée sont vagues … et les singes qui ont pris possession de quartiers entiers très nombreux.
C’est escortés d’un garde (qui veille à ce que les singes ne nous dépouillent pas, dans tous les sens du terme !!) que nous faisons de le tour de ce qui reste du temple de style cambodgien. Les bâtiments aux alentours ont été ravagés par les singes qui ont totalement pris possession des lieux … quel sentiment étrange que la présence de ces animaux tendrait à rendre sacré.
Nous reprenons la route vers Sukhothai. Les autoroutes sont en bon état mais la vitesse y est règlementé et les barrages de police fréquents, le trajet nous prendra pratiquement la journée mais l’arrivée à l’hôtel Legendha nous fera vite oublier ces longues heures de route. Ce sera sans doute l’hôtel que j’aurais préféré pendant notre voyage, un établissement au charme suranné, et au style très colonial, bien loin des gros établissement hôteliers luxueux, mais non moins confortable. Ce sera aussi notre première rencontre avec un serpent (un cobra dira Mr Chéri … au moins !) et voilà pourquoi les chambres sont à hauteur d’une bonne marche et le lit aussi !
Après une nuit réparatrice, au petit matin, nous sommes prêts à découvrir « le berceau de la civilisation Thaïlandaise » et plus particulièrement le Wat Mahathat (temple royal) qui s’étend sur une zone de 200 m2, cernée de fossés remplis d’eau. De cet endroit se dégage une sérénité saisissante, c’est un lieu majestueux qui nous a coupé le souffle. Les sanctuaires (ou ce qu’il en reste) et les bouddhas inspirent un profond respect, sentiment renforcé par le calme qui règne en ce temple. C’est vrai qu’il est tôt mais même en quittant le lieu, nous ne croiserons que peu de touristes finalement.
Le parc se visite à vélo mais notre guide nous presse … dommage, c’est vraiment un endroit où l’on se sent bien et l’idée d’y revenir l’après midi en pleine chaleur ne nous tente pas plus que ça. Le thermomètre et le taux d’humidité ont quand même tendance à s’affoler. Je n’imagine même pas les températures qu’il peut faire en été. heureusement, les nombreux points d’eau et le parc arboré procurent une sensation de fraîcheur … toute relative.
… à suivre