Vendredi dernier, j’étais en concours à Tarbes. Le but de ce billet n’est pas de raconter mes exploits sportifs (qui n’en sont pas d’ailleurs, même si Loulou a été impérial (dixit la monitrice)) mais un « truc » invraissemblable.
Alors que je me rendais au paddock pour la détente avant ma seconde épreuve, je suis abordée par une jeune fille qui souhaite savoir si je veux bien prêter mon cheval pour la remise des prix. Sa demande me sidère. Prêter mon Loulou ??!! Je n’ai jamais entendu parler d’une chose pareille et je ne sais même pas si cela se pratique. J’invoque une excuse bidon, arguant que mon cheval est un peu compliqué et que je préfère ne pas le prêter. Elle me répond que le cavalier est PRO2 (= très bon cavalier), je réfléchis et je refuse quand même. Arrive alors le cavalier lui même qui réitère la demande. Je suis assez embêtée et pas de monitrice dans les parrages pour me dire ce qu’elle en pense. Le cavalier s’impatiente. Je lui dit que j’ai besoin de l’avis de mon « coach », à mon âge, c’est un peu nul c’est sûr mais vraiment, je n’ai jamais entendu parler de ces pratiques, ce type me prend de haut et puis Loulou n’est pas échauffé et un tour d’honneur (tour du galop au terrain réservé aux meilleurs classés récompensés) dans ces conditions ça m’embête. Loulou pourrait se blesser ou se détraquer … il s’énerve et me dit que je n’ai qu’à lui envoyer un fax lorsque j’aurais la réponse. Je lui répond que puisqu’il le prend comme ça, il n’a qu’à la faire en courant son tour d’honneur. Je suis scotchée.
Du coup, je suis super détendue (plus très concentrée) pour la seconde épreuve qui se passe très bien, même si je ne suis pas classée. C’était quand même une super journée, et il est pas beau mon Loulou ?