Dans mon billet sur la répartition des taches ménagères, l’idée du sabotage avait furtivement traversé mon esprit.
Ce matin, au courrier, une enveloppe estampillée « SICTOM ». Naïvement, je pense que c’est pour nous communiquer de nouvelles consignes de tri et en bonne élève je m’empresse de décacheter l’enveloppe, en papier recyclé comme il se doit.
Là, mon sang ne fait qu’un tour. On m’accuse de ne pas trier correctement mes déchets, moi qui trie depuis que la collecte existe ou presque, moi qui ait converti (ou tenté de la faire) la famille, moi qui vérifie que le tri est effectué correctement et qui plonge les mains dans la poubelle pour récupérer canettes, bouteilles ou tout autre emballage n’ayant pas trouvé la destination correcte …
Je travaille avec éco-emballage dans le cadre de mon métier. L’utilisation des contributions prélevées auprès des entreprises qui produisent les biens de consommations n’a pas de secret pour moi … et voilà qu’on me donne une leçon de citoyenneté et que l’on me détaille par menu le fonctionnement du SICTOM (à 80% financé par les contributions des entreprises adhérentes – et c’est obligatoire – à éco-emballage, je le précise) !!!!
Pour la petite histoire, plusieurs copies des « preuves » de mon exaction étaient jointes. Soit un gaspillage de papier, d’encre, de timbre … mais surtout, dois-je en déduire qu’ils ont conservé les originaux et que j’ai un casier écolo-judiciaire ?
Alors me voilà « fichée » mais le coupable est tout trouvé. M-Chéri s’est trompé de container … je fulmine. Il certifie le contraire. Il a gagné, je viderai aussi les poubelles !!!
EDIT : Petit-B et Grand-B, je compte sur vous pour commenter la chose …