Pas de nouvelles direct from London car notre WE attendu avec tant d’impatience a vite tourné à la catastrophe. Je pensais que le chat noir nous avait un peu délaissés pour aller traîner du côté de chez ma sœur … mais il est revenu … en forme.
Vendredi matin, 5h45, Melle et moi-même sommes fin prêtes. Il fait une douceur étonnante (tout est relatif, 1° versus les -8° du soir) et nous voilà parties d’une allure … allante. A peine 30 kilomètres plus loin, les premiers flocons font leur apparition ainsi qu’une plaque de verglas (pas vue par contre) et un triple loops plus tard, nous terminons notre route dans le fossé. Pas grave, je suis une guerrière, ma voiture roule encore (pas au-delà de 50) et nous voilà reparties direction la maison, non sans avoir appelé M-Chéri qui accepte de nous prêter sa voiture (je vous l’avez dit qu’il était formidable). Petit souci, en 20 minutes, on n’y voit plus goutte, tout est devenu blanc mais pas encore glissant, je tente quand même de repartir direction l’aéroport. Chat Noir 1 – Lolotte 0.
Pour refaire les 20 kilomètres dans l’autre sens, nous mettons quatre fois plus de temps que prévu et nous arrivons à l’autoroute plus de 2 heures après. M-Chéri n’exhorte de faire demi-tour, je suis têtue, encore plus que lui (c’est pas peu dire !!!). J’ai prévu large, 2 heures de marge avant l’embarquement, mais nous avons déjà « bouffé » 1h30 et je vois le sablier temps s’écouler à la vitesse grand V. Melle est dépitée. Je sais qu’il serait plus sage de faire demi-tour mais, pour tout tenter, je lui propose de pousser jusqu’à l’entrée de l’autoroute afin de vérifier qu’elle est ouverte. C’est pure folie car je sais qu’il nous reste à peine le temps d’arriver à Toulouse mais soyons fous-folles !!! Elle n’est pas fermée, et nous nous y engageons. Après avoir les 40 kilomètres que je viens de m’envoyer sur la neige, nous roulons à 70, cela semble Versailles … jusqu’au sommet de la côte où là, c’est carrément l’apocalypse. Des kilomètres de bouchons, des voitures dans le rail de sécurité, des camions en travers … Je réalise que c’est comme à la télé, on va y passer une bonne partie de la journée et que je fais partie de ces boulets qui n’écoutent rien et contribuent au blocage des routes. Après une descente mémorable sur une pente verglacée (un gendarme nous explique les consignes de conduite sur glace et nous donne le départ les uns après les autres), nous quittons l’autoroute pour retrouver les nationales … dégagées … oui, plus rien … mais il est trop tard, beaucoup trop tard.Chat Noir 2 – Lolotte 0.
Vendredi 14h, soit 8 heures plus tard et 100 km au compteur, nous sommes de retour à la maison. Je remonte le moral à Melle, nous sommes entières, la voiture n’est pas out (enfin, je crois, j’attends le diagnostic du garagiste demain), cela aurait plu être beaucoup plus grave, nous irons à Londres une autre fois.
Vendredi soir, j’apprends que de toutes façons notre vol n’est pas parti et que je peux décaler mon WE (dans un délai de 30 jours, trop généreuses les compagnies LOW-COST). Je vous passe que j’ai bataillé des heures pour refaire ma réservation à moindre fais, mon vol retour du 20 décembre étant devenu mon nouveau vol aller.
Et puis une petite dernière pour la route. Ce matin, M-Chéri est parti chercher Grand-B qui est en vacances et devinez quoi … il est tombé en rade avec la voiture de beau-papa à 200 km de la maison !!! La chose fut réglée avec l’aide de ma sœur et de mon beau-frère, la mauvaise volonté évidente du dépanneur et moi qui a repassé une bonne partie de la journée en voiture pour aller rechercher mes hommes. Chat Noir 3- Lolotte 0.
Ce sera tout pour aujourd’hui et pour en être bien sûr, je file me coucher. Demain, je vous parlerai de tous les petits trucs que j’ai eu le temps de faire à la maison pour Noël … il faut positiver !!!