Impact (Olivier Norek)

C’est ma première rencontre avec Olivier Norek et j’ai été très désarçonnée par ce livre. Je m’attendais à un polar, un classique du genre avec une brigade musclée et un criminel sauf qu’ici il n’y a point de criminel … enfin pas dans le sens où je l’attendais.

Impact un polar sur fond d’économie et de terrorisme.

Virgil Solal est militaire. Une mission en Afrique le confronte aux migrations environnementales et climatiques. Deux années plus tard (en 2022 dans une France post-covid) il perd un enfant né avec une insuffisance pulmonaire. « Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille, Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géant. »

L’impact n’est pas celui d’une balle mais est lié aux événements naturels qui se déchaînent. Fort d’un énorme travail de documentation, Olivier Norek transpose les bases du polar à la lutte contre le réchauffement climatique. Ici l’ennemi ce sont les grandes entreprises toujours en quête de profit sans penser à demain, au mépris des désastres provoqués.

Presque un récit documentaire

Trier ses déchets ne suffit plus sur une planète où le septième continent (fait de millions de kilomètres carrés de plastique) s’étend chaque jour davantage alors que les glaciers disparaissent les uns après les autres. Virgil Solal, témoin direct de nos exactions est lui en quête de vengeance, menant son combat pour sauver la planète en solitaire.

Ce livre c’est davantage un récit documentaire qu’un polar.  L’intrigue strictement policière passe au second plan et certaines scènes virent même à un remake de la Casa de papel (la foule masquée ou la psycho-criminologue virant de bord). Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, ce livre porte évidemment à réfléchir,  l’enquête est poussée et passionnante, et en ce sens c’est une réussite.

La notoriété d’Olivier Norek lui offre de porter un message fort et oui, il FAUT lire ce livre mais c’est mieux d’être prévenu avant qu’il y aura un petit changement au programme : ce n’est pas un polar ☹️ !

Impact
Olivier Norek
Éditions Michel Lafon
348 pages

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