1. Passez aux « outils » durables
Exit cotons à démaquiller, bye-bye le plastique. La brosse à dent en bambou est un véritable succès : c’est bien plus joli que le plastique et si cela peut éviter que des centaines de tonnes de plastiques ne soient déversés dans la nature c’est parfait. Les lingettes démaquillantes lavables sont très efficaces et non agressives (les miennes viennent de chez Mélilotus). Si vous ajoutez à cela qu’elles absorbent moins de produit que le coton, vous gagnez sur les deux tableaux, économie et écologie. Pour les cotons tiges, le mieux serait de passer au cure oreille mais j’avoue ne pas arriver à franchir le pas alors je pense aux bâtonnets en matière recyclable.
2. Fabriquez-vous même vos produits de beauté
Bon, pas tous certes mais faire son propre dentifrice ou son déodorant est d’une simplicité déconcertante. J’ai adopté les deux depuis des années. Plus de déchet (pour le dentifrice le tube dans le meilleur des cas, tube ET boîte carton dans le pire), zéro produit toxique garantie et je peux vous en certifier l’efficacité même si le dentifrice en poudre peut déconcerter un peu aux premières utilisations.
3. Achetez des produits naturels et sans emballage
Si vous n’êtes pas des adeptes des DIY, vous pouvez trouver en boutiques spécialisées et dans les épiceries vrac des produits d’hygiène écoresponsables. Nos grand-mères n’avaient que le savon, j’ai connu la folie des cubes Tahiti-douches avec déclinaison infinie de parfums et revenir au savon solide est le geste le plus simple pour commencer. Shampoing, dentifrice ou déodorant sous formes solides (et sans emballage on n’oublie pas) sont tout aussi pratiques et économiques. Pour celles (ou ceux) qui ne peuvent vraiment pas abandonner le savon liquide, vous pouvez toujours recharger votre propre contenant. Sur le site reseauvrac.org vous trouverez la liste des commerces proches de chez vous et oui, on peut même recharger en savon liquide !).
Enfin, si vous pensez que le savon solide ce n’est pas hygiénique, que ça glisse sous la douche, que ça baigne dans l’eau, il existe des astuces pour tout ça : percez le savon avec une petite vrille et vous y glissez une cordelette pour le pendre, rangez le sur un porte savon loin des éclaboussures et à fond percé pour qu’il ne stagne pas dans l’eau, posez le sur une ardoise qui est un matérieau poreux et en voyage les bees’wrap sont parfait pour l’emballer, le gant de toilette peut aussi trouver une seconde vie à condition de penser à le laver régulièrement …
4. Oublier les produits monodose
Les échantillons c’est bien joli mais c’est bien plus de packaging que de contenu. Certains hôtels ont abandonné les doses miniatures au profit de produits rechargeables, c’est un bon début. Quand je séjourne à l’hôtel, je ne ramène plus les produits, je les laisse aux suivants en espérant qu’ils feront de même; ce ne sont que des petits gestes mais si chacun le fait … vous connaissez la suite. Dernièrement j’ai séjourné dans une chambre d’hôtes où la maitresse de maison réalise elle même des petits savons individuels, j’ai apprécié doublement ! Longtemps j’ai été abonnée à Birchbox mais j’ai fini par réaliser que cela revenait à pousser à une consommation excessive de produits et surtout une débauche d’emballages avec tous ces échantillons, la boîte cadeau et le colis pour le transporteur.
5. Réfléchissez multi-usages
Les huiles végétales sont parfaites pour se démaquiller, hydrater ou soigner. L’huile de noix de coco ou le beurre de karité hydratent parfaitement cheveux et corps mais attention aux produits qui ont fait la moitié du tour de la planète pour arriver dans nos salles de bains …
6. Envisagez le pommeau de douche éco-responsable ?
Sur ce dernier point, je reste encore assez dubitative car je ne trouve aucun résultat vraiment probant. Beaucoup de promesses d’économies (jusqu’à moins 50% si on en croit les constructeurs de pommeaux à pression modifiée, à filtrage d’impuretés, avec adoucisseur incorporé …) mais il semble que l’économie réelle n’excède pas les 20 à 25%. Il y a aussi le pommeau intelligent qui change de couleur à chaque tranche de consommation de 10 litres d’eau, clignotant au rouge au delà de 40 litres. Cela peut être effectivement pédagogique quand on sait qu’en moyenne en prenant une douche on consomme 60 à 80 litres d’eau, l’économie serait importante si cela était véritablement prouvé mais je pense que les sirènes du marketing vont encore pousser à la surconsommation d’ustensiles finalement pas si utiles.
Alors une astuce toute simple, pensez à détartrer régulièrement votre pommeau de douche en le plongeant dans du vinaigre blanc c’est encore le meilleur moyen de conserver une pression correcte 😉 et puis prenez la douche en musique, juste le temps d’une chanson soit 3 minutes environ !
En conclusion, ne perdez pas de vue que le meilleur moyen de ne pas gaspiller c’est encore de passer en mode « consommation légère ». J’avais accumulé tellement d’échantillons de savons que j’ai mis deux ans à les écouler. A-t-on vraiment besoin de toutes ces couleurs de rouge à lèvres, de cette panoplie de fards à paupière et de cette collection de contour des yeux ? A moins que le maquillage ne soit une passion ou votre métier, j’en doute. Si vous vous amusez à faire le ratio entre le poids de produit le poids des emballages vous allez vous rendre malade !
Et vous, adeptes du DIY pour vos produits de beauté et de soin ?
Si vous avez des astuces à partager n’hésitez pas !