Parce que le cinéma, c’est la vie, une parenthèse de quelques heures, les sorties entre amies et l’envie de vivre … cet après midi, je suis allée voir « Polina, danser sa vie »
1990, dans la Russie post-soviétique, Polina est une danseuse classique prometteuse. La famille sacrifie tout pour offrir à son unique enfant la rigueur et l’exigence du professeur Bojinski qui la mènera aux portes du prestigieux Bolchoï.
Je n’en dirai pas davantage, c’est un beau film sur la danse bien sûr, sur la chorégraphie, la discipline, l’abnégation mais c’est bien plus que cela. C’est apprendre à désapprendre tout ce qu’on a appris dans douleur, c’est un hommage aux danseurs et à leur long travail, c’est un film sur les galères des artistes et aussi une habile façon d’aborder que devenir maître de sa vie n’est pas si facile .
La jeune interprète Anastasia Shevtsova envahit l’écran ; omniprésente elle nous charme, elle fascine avec ce regard si dur et si pur. Les impros sont fabuleuses, celle de la fillette de retour des cours dans la neige ou de la danseuse-chorégraphe accomplie sont jubilatoires … et je ne suis ni une grande connaisseuse ni une amoureuse de la danse. A noter également un petit rôle de Juliette Binoche, toujours aussi belle et parfaite.