Cheval passion

 

Aujourd’hui sera un billet passion, un billet équestre puisque j’ai décidé de vous raconter une journée de concours de saut d’obstacle à la maison, ce qui mine de rien représente un dimanche par mois depuis … avril … mais quand on aime, on ne compte pas !!!

Ceux qui ne connaissent pas découvriront donc,
ceux qui connaissent compareront
et ceux qui NOUS connaissent commenteront (hum hum !!!)

Une journée de concours :
– ça commence tôt. Moins tôt qu’en déplacement, certes, ce qui compense le travail de préparation fourni la veille, mais tôt quand même
– Quand on a de la chance, comme hier, sous le soleil c’est sans aucun doute beaucoup mieux que 12h en extérieur à se tremper et à patauger dans la boue (souvenir).
– c’est réussi quand le décor est beau. Sur ce point, il faut bien avouer que nous avons beaucoup, beaucoup de chance … sauf pour l’entretien. Je vous l’assure, c’est dur la vie de châtelains, surtout sans domestique et mon côté Bree Van de Kamp est sérieusement mis à mal !!!
– c’est indiscociable d’une buvette largement achalandée de boissons, sandwiches, grillades, pâtisseries, salades, tartes sucrées ou salées … le tout fait maison !!!
– c’est impensable sans un jury sympathique et de gentils ramasseurs de barres (même si dans l’idéal, les barres on ne les fait pas tomber, pour les néophytes, le but du jeu est d’obtenir un minimum de points, traduire faire tomber un minimum de barres en un minimum de temps)
– c’est épuisant, que l’on soit cavalier, bénévole ou pire, cavalier-bénévole
– ça finit tard … mais alors que l’on pourrait penser que c’est terminé … ça ne l’est pas car vient ensuite l’après concours.

Une soirée après concours
– C’est avant tout un bon bain pour se délasser et se nettoyer des pieds à la tête. Vous pouvez me croire sur parole, les pieds crottés, les traits tirés, les rides empoussiérées, les cheveux filasse et les ongles sales, ça mine le moral un dimanche soir. Heureusement, j’ai en stock toute une batterie de gels, crèmes, masques pour voler à mon secours.
– C’est éventuellement un conjoint qui râle « c’est à cette heure si que tu rentres !!! », alors qu’il ne sait pas encore (et toujours pas) qu’on va passer une bonne heure dans la salle de bains à se refaire la façade, puis qui se radoucit pour demander « qu’est ce qu’on mange ? ». mais, comme chaque fois, après une journée de concours, comme on a testé les gâteaux des unes et des autres on n’a pas faim … et encore moins envie de se lancer en cuisine.
– C’est au moins deux lessives, une pour le blanc (mais quel est le crétin qui a décidé que le pantalon blanc était obligatoire ?), une autre pour la tenue de combat du reste de la journée et, non négligeable, le nettoyage du matériel (mon côté Bree, j’assume, je nettoie tout le soir même)
– Ca peut aussi être : massage, anti-inflammatoire, arnica (enfin, ça c’est selon la religion), aspirine ou autre paracétamol dans certains cas, et certains se reconnaîtront, hihihi !!!
– C’est enfin les pros qui sévissent sur Equidia (chaîne équestre pour les ignorants). Mais c’est uniquement pour ceux qui ont de la chance car, perso, M-Chéri est suffisamment énervé pour que je m’abstienne de composer le n° 84 sur la zapette sous peine de m’entendre dire « Mais t’en a pas vu assez aujourd’hui, tu nous fais ch*** avec ton cheval !!! »

Et puis, je n’oublie pas qu’une nuit post concours
– on refait le match le parcours, en évitant la chute ou en négociant mieux une option
– on rêve du prochain ou à contrario, par dépit, on se dit que c’était le dernier
– on je décide se de mettre au régime dès lendemain tellement on a abusé. Oui, je sais, il y en a qui stressent et qui ne mangent rien, moi c’est sûr je ne stresse plus (Loulou blessé) et j’ai donc tout loisir de grignoter du matin au soir … quand bien même le stress ne m’a jamais coupé l’appétit …

Et puis surtout, une journée de concours ce sont des moments privilégiés entre passionnés, le bruit des sabots sur la carrière (ou dans la cour pour les montures qui se débarrassent de leur cavalier), les cris des moniteurs-coach, la musique du matin au soir qui finit par prendre la tête, des encouragements, des fou-rires … et le tout emporte la fatigue, le stress et tout le reste.

Alors, vous-vous y mettez quand ?

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