10 choses à savoir pour bien choisir son VAE

Un VAE, c’est un Vélo à Assistance Electrique. Le mot assistance a toute son importance et je vous précise d’emblée qu’un vélo qui pédale tout seul, ça s’appelle un Solex ou une mobylette !

Je ne parlerai pas des VTT car j’ai orienté ce billet vers une utilisation quotidienne pour aller travailler, du coup, c’est le confort qui devient primordial : la position, la selle, éventuellement les suspensions et les pneus. Je ne m’aventurerai pas non plus à vous parler des vélos pliants, sans doute très pratiques si on combine transports en commun ou co-voiturage avec vélo. Ils sont légers et plus faciles à manipuler mais pour des trajets un peu long, je les pense peu adaptés car moins confortables et moins roulants.

1 – A quelle fréquence comptez vous l’utiliser ?

Un VAE pour la balade occasionnelle du dimanche ou pour une utilisation quotidienne ce n’est pas pareil.
En outre, si vous ne faites que des trajets courts et sur un tracé relativement plat, à moins que vous ne soyez totalement réfractaire au sport, je ne vois pas trop l’utilité du VAE car finalement, c’est sur les faux-plats ou en côte que la différence se fait vraiment sentir.

2 – étudier votre trajet quotidien

La distance a son importance ainsi que le profil de votre trajet. Pédaler sur une piste cyclable le long des quais à Bordeaux ou sur des petites routes de campagne en Béarn ce n’est pas pareil. Dénivelé, revêtement au sol, tout compte !

3 – le poids du VAE

Qu’on se le dise, un vélo électrique, c’est lourd et le prix est souvent inversement proportionnel au poids (du cadre et de la batterie). C’est comme le matériel de rando, plus c’est léger et compact et plus c’est cher … mais en règle générale, un VAE pèse entre 15 et 25 kilos.

4 – Quelle puissance de batterie choisir ?

Là, le prix sera proportionnel aux propriétés de la batterie. Pour exprimer la performance de cette dernière, il faut jouer avec 2 paramètres : la tension (en volt) et la capacité (en ampères). Là, je sens que je commence à vous perdre mais pourtant c’est primordial car c’est ici que se jouent les notions de puissance et d’autonomie.
Je vais essayer d’être claire : plus il y a de volts et plus vous aurez l’impression d’être « poussé », plus l’ampérage est élevé et plus vous aurez d’autonomie.
Les volts se comptent de 12 en 12 (12 à 48) et les ampères sont 6,8,10 ou 12. Pour exemple, mon trajet maison-boulot est vallonné alors j’ai choisi une batterie 36 volts. Comme j’effectue environ 36 km tous les jours et que je n’ai pas envie de tomber en rade ou de la recharger au quotidien, j’ai une batterie de 12 ampères … mais il existe multiples combinaisons. Vous êtes encore là ?

5 – Le type de batterie

La batterie c’est le côté le moins écolo du concept. D’une part car il faut la recharger mais surtout elle n’est pas toujours recyclable et jamais à 100%. Du coup, autant ne pas de tromper au départ et la faire durer. Acheter un vélo avec une batterie low-cost, c’est comme acheter un T-Shirt de mauvaise qualité, ou une chaise en plastique, ça ne fera pas long feu et c’est au final un bien mauvais investissement (et mauvais pour la planète).

On oublie les batteries au plomb qui sont lourdes, quasiment non recyclables et dont la durée de vie est relativement courte (en moyenne de 300 à 400 cycles de charge). Si vous avez bien lu le point 4, vous comprendrez que ça ne va pas vous emmener bien loin.

Je me contenterai de vous citer les autres types de batteries, par ordre croissant de qualité et de recyclabilité : batterie Ni-MH (500 charges environ), les batteries Lithium-Ion (deux fois moins lourdes qu’une batterie au Plomb, elle supportent de 600 à 1200 cycles de charge) et enfin, les batteries Li-Po (environ 5 fois moins lourdes qu’une batterie au plomb et 2 fois moins lourdes que les deux autres, sans effet mémoire et avec une performance équivalente aux batteries Lithium-ion, pouvant aller jusqu’à 1500 cycles de charge mais là, ce ne sera plus le même prix).

6 – La localisation du moteur et son fonctionnement

Allez, accrochez vous, ce sera le dernier point technique important, il concerne le moteur. Pour info, l’assistance se déclenche au pédalage et s’arrête dès que vous cesser de pédaler. Un VAE est dans tous les cas bloqué à 25 km/heures (sauf dans les descentes bien sûr).
Globalement il existe 3 types de moteurs :
moteur avant : le moteur se situe dans le moyeu de la roue avant, c’est la technologie des premiers vélos électriques .. pour l’avoir essayé, ça rame un peu dans les montées … mais c’est moins cher.
moteur central : c’est la technologie la plus courante, qui offre de bonnes sensations et sans doute les plus proches du vélo classique.
moteur arrière : c’est celui que j’ai voulu et plus aucun autre après mes essais. On se sent propulsé quand on en a besoin et c’est extrêmement confortable. C’est sans doute le meilleur choix en terrain vallonné … on en revient au point n°2 !

7 – Passons au côté plaisant, le look de votre vélo

Vous trouverez de tout, du vélo classique au cadre bas en passant par le vélo californien ou le vélo rétro et si ce n’est la qualité du cadre et des accessoires (porte bagages, éclairage, écran de contrôle …) ou la largeur des pneus, c’est une question de goût.
Sachez cependant qu’un panier à l’avant c’est super pour le look mais ce n’est pas toujours compatible avec des suspensions avant. Trop chargé, cela peut déséquilibrer le vélo et à terme jouer sur le guidon et la fourche avant. Les sacoches arrières nécessitent un porte-bagage de qualité mais pour l’équilibre c’est le mieux et puis on peut transporter bien plus de choses.

8 – Où acheter votre vélo ?

Encore un point important et je ne peux que vous conseiller de ne pas céder aux sirènes d’internet. Un vélo, c’est comme une voiture, ça s’entretient et un réparateur compétent ça vaut de l’or. J’ai eu la chance d’être bien conseillée et quand dernièrement j’ai eu un petit souci technique, j’ai été bien contente de pouvoir compter sur le vendeur … et la garantie qui allait avec le vélo.
A ce sujet, ne négligez pas la garantie, tant sur la batterie que sur le vélo lui même.

9 – Et sinon, ça coûte combien un vélo électrique ?

Les prix sont extrêmement variables. Compte tenu des conseils que je vous ai donnés ci-dessus, dîtes vous qu’en dessous de 700 euros, ce ne sera pas un investissement durable. Vous pourrez sans doute faire une bonne affaire avec des fins de stocks mais si ensuite les pièces comme l’écran de contrôle ou la batterie sont hors garanties voire non reconduites, vous aurez tout perdu (un VAE sans batterie, c’est comme une mobylette sans essence 😉 ).

De 800 à 1500 euros, vous pouvez trouver du bon matériel et ensuite les prix peuvent s’envoler mais ce sera un gage de qualité, l’assurance de pièces de rechanges facilement remplaçables et disponibles, du made in France …

10 – Conclure en quelques chiffres

L’autonomie est fonction des caractéristiques électriques de votre batterie mais aussi de votre poids et l’énergie que vous développez avec vos gambettes !!

Le temps de charge est de 4 à 6 heures, pour une charge complète, c’est un chiffre à prendre en compte.

Je roule en moyenne à 18-20 km/h et comme je pédale pas mal, sans trop tirer sur la batterie, je fais plus de 100km entre chaque charge mais ça revient quand même tous les trois jours.

La durée de vie de votre batterie sera aussi fonction du soin que vous prendrez à l’utiliser mais là, je ferai un autre billet sur ce point et sur l’entretien général sinon je vais définitivement vous perdre !

Quand on investit dans un VAE, c’est mieux d’avoir toutes ces informations en tête et qu’elles soient bien claires … car c’est un peu la jungle et vous l’aurez compris en regardant l’offre actuelle : le meilleur côtoie le pire. J’ai eu la chance de pouvoir essayer plusieurs types de vélos (et ça aussi, sur internet vous oubliez) mais auparavant, j’avais bataillé pendant des heures afin de glaner de-ci de-là des bribes d’information … d’où ce post !

Alors, motivé(e)s pour passer au vélo à assistance électrique ?

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